Échos du conseil municipal du 10 septembre 2026

Nous nous faisons l’écho de quelques sujets abordés lors du conseil municipal de Bourg Saint Maurice-Les Arcs du 10 septembre 2026, dont l’ordre du jour était particulièrement chargé. Au moins cinq délibérations intéressent directement les propriétaires aux Arcs :
- la candidature au label Famille Plus,
- le nouveau logo de la commune,
- un projet d’escaliers mécaniques à la gare SNCF,
- la baisse de la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires
- la sortie de crise programmée pour le parking des Villards.
Nous les reprenons une à une, à partir du procès-verbal de la séance, en y ajoutant notre éclairage.
Famille Plus : la commune se porte à nouveau candidate

Le conseil municipal a approuvé, à l’unanimité, la candidature de la commune au label Famille Plus auprès de l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), qui le pilote. Ce label distingue les destinations offrant aux familles des prestations dédiées et des animations adaptées. Son cahier des charges est exigeant : accueil des familles, hébergements et services, activités, équipements et infrastructures.
Une décision engageante
L’obtention du label Famille Plus est une démarche globale qui nécessite un engagement fort et coordonné des différentes parties prenantes qui font vivre la station (municipalité, office du tourisme, remontées mécaniques et service des pistes, commerçants et prestataires de service, communauté des propriétaires…). Il ne s’agit pas seulement de répertorier l’existant en espérant cocher à peu près les cases du cahier des charges. De plus, il s’agit d’une démarche de progression continue, le travail ne s’arrête pas une fois le label obtenu. Bénéfice supplémentaire : par ce geste, Bourg Saint Maurice-Les Arcs rejoindra un réseau d’une quarantaine de stations labellisées qui bénéficient d’un programme d’accompagnement collectif et individuel mis en place par l’ANMSM.
Un long feuilleton
Les Arcs ont obtenu le label dès sa création, en 2006, avant de le perdre en 2011. En 2019, la commune relance la démarche et l’office de tourisme réalise un premier état des lieux, avec l’accompagnement de l’ANMSM (Brèves de 3A n°10). Il manquait alors plusieurs critères obligatoires, notamment sur la prise en charge des enfants et les pistes de luge. En 2020, le sujet n’était pas une priorité pour la nouvelle équipe municipale et il a été mis en pause.
Depuis, la donne a changé : certains critères ont été assouplis, en particulier sur l’accueil des jeunes enfants, ce qui rend la candidature plus accessible. En 2022, 3A demandait d’ailleurs, dans sa contribution au Projet de territoire, de retrouver ce label en complétant les équipements d’accueil de la petite enfance.
Un label qui se mérite sur le terrain
Nous nous réjouissons donc de voir la démarche relancée, formellement et à l’unanimité. Reste l’essentiel : un label se mérite sur le terrain. Comme le rappelait notre rapport moral 2026, l’absence de garderie pour les jeunes enfants et le manque d’espaces de luge, notamment à Arc 1600, ont jusqu’ici pénalisé la station. Le projet de crèche et de maisons d’assistantes maternelles évoqué pendant la campagne municipale prend ici tout son sens.
L’office du tourisme est naturellement chargé de piloter la démarche. 3A suivra avec intérêt la constitution du dossier et reste disponible pour y apporter le regard des propriétaires, qui sont aussi, très souvent, des familles.
Un nouveau logo : « Les Arcs » en tête



Le conseil a approuvé le nouveau logo institutionnel de la commune, ses déclinaisons et ses règles d’usage, et autorisé son dépôt à l’INPI pour le protéger.
Pour la première fois dans l’histoire de ce logo, Les Arcs sont explicitement cités en plus du nom de Bourg Saint Maurice (et ses villages), et même en mettant en avant la partie graphique emblématique de la station.
Sans entrer dans la polémique d’une éventuelle surinterprétation de l’ordre dans lequel Les Arcs, la ville et les villages apparaissent dans ce nouveau logo, 3A note qu’une commune qui affiche ses deux visages, le bourg et la station, dans un même emblème dit quelque chose de juste : Les Arcs ne sont pas un appendice touristique, mais une part entière de la commune, dont les propriétaires, même s’ils sont le plus souvent résidents intermittents, sont des contribuables, ou mieux contributeurs, à part entière.
Pour que ce symbole ait un contenu, encore faut-il que l’équilibre affiché se retrouve dans les décisions.
Des escaliers mécaniques entre les quais et le funiculaire
Le conseil a voté à l’unanimité une autorisation de programme de 535 000 € HT pour équiper d’escaliers mécaniques la liaison entre les quais de la gare SNCF et la passerelle du funiculaire : 85 000 € d’études en 2026, 450 000 € de travaux en 2027, financés à ce stade par emprunt. Les trois escaliers d’accès aux quais seront équipés d’escalators « monomontants », dont le sens s’adapte au flux majoritaire, détecté par des cellules. Profitant des travaux de rehaussement des quais prévus par la SNCF, la commune initie ce projet pour une mise en service prévue fin 2027. Dans l’immédiat, elle en serait le seul financeur, mais a engagé des discussions avec la SNCF et d’autres partenaires, la Région notamment.
HT, études (2026) et travaux (2027) compris
escaliers d’accès aux quais équipés d’escalators
mise en service visée
C’est une très bonne nouvelle pour tous ceux qui montent aux Arcs en train, bagages et skis en main, accompagnés d’enfants en bas âge ou pour qui emprunter un escalier présente une réelle difficulté. Le franchissement de la passerelle reste aujourd’hui un point noir du parcours, alors même que la station veut encourager le rail comme moyen d’accès à la station : ADS vise 30 % de visiteurs arrivant en train en 2030, contre 23 % la saison dernière. 3A, résolument engagée en faveur d’une station accessible à tous, souhaite que la SNCF, premier bénéficiaire de ces flux, accepte d’y contribuer, et rappelle qu’un escalator ne remplace pas un ascenseur : l’accès des personnes à mobilité réduite au funiculaire doit rester une priorité, même si la mise en place de navettes entre la gare SNCF et la gare du funiculaire a permis de soulager le problème.
Taxe d’habitation sur les résidences secondaires : la majoration ramenée de 40 % à 20 %
C’était un engagement de campagne de la nouvelle équipe : le conseil a abrogé la délibération du 14 septembre 2023 et ramené de 40 % à 20 % la majoration de la part communale de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). La mairie promet que le budget 2027 sera construit à l’équilibre, sans baisse de service, malgré cette perte de recettes fiscales, évaluée à environ 850 k€ par an.

majoration de la part communale de la THRS
par an : la recette que la commune abandonne
par an : ce que rapportent encore les 20 % qui restent
Rappelons d’où l’on vient. En 2023, la majoration de 40 %, ajoutée à la revalorisation des bases, s’est traduite par une hausse de l’ordre de 60 % en deux ans de la taxe pour les propriétaires concernés, et par 1,4 M€ de recettes supplémentaires en 2024, 1,7 M€ en 2025. 3A avait aussitôt dénoncé une mesure brutale et discriminatoire, supportée pour l’essentiel par les propriétaires aux Arcs.
Nous saluons donc un engagement tenu. Mais 20 %, c’est encore une majoration, payée presque entièrement par les mêmes. Deux demandes fortes de 3A restent d’actualité : que ces recettes soient clairement fléchées vers l’amélioration des quatre sites des Arcs, comme la maire s’y était engagée pendant la campagne ; et que la baisse ne soit pas reprise d’une autre main, par le taux de base ou par les tarifs des services. 3A y sera attentive lors du vote du budget 2027.
850 k€ : qu’en feriez-vous ?
Propriétaires aux Arcs, n’hésitez pas à nous faire part de vos idées ou projets pour utiliser ce budget de 850 k€ dans des aménagements des infrastructures ou services qui bénéficieraient directement à la communauté des propriétaires de résidences secondaires dans notre station.
Parking des Villards : une réouverture partielle cet hiver, un retour à la normale en 2027-2028

Le parking des Villards est fermé depuis le 1er août 2025, après un avis défavorable de la commission de sécurité et une mise en demeure de la préfète. Le schéma directeur de mise en sécurité, validé en septembre 2025, chiffre les travaux à 1,23 M€. Le 10 septembre, le conseil a adopté le montage financier négocié entre la commune et les cinq copropriétés propriétaires :
- Répartition : un tiers pour les copropriétés, au prorata de leurs places, un tiers pour Q-Park, délégataire de la commune, et un tiers pour la commune ; certains travaux propres à une copropriété (escalier de secours, clapets coupe-feu…) restent à sa seule charge.
- Maîtrise d’ouvrage confiée à Q-Park pour le compte des propriétaires, en deux phases : automne 2026 pour une ouverture partielle, printemps 2027 pour l’ouverture complète.
- Avenant n°5 au contrat de stationnement, qui intègre aussi la réfection de l’étanchéité du parking de Charmettoger (0,87 M€) : 1,63 M€ de travaux au total, dont 375 000 € HT à la charge de la commune, en échange d’une prolongation de la délégation de deux ans (jusqu’en août 2033) et d’une hausse des tarifs : +2 % pour les abonnements des résidents, +5 % pour le stationnement horaire.
- Gratuité pour les propriétaires si les travaux prennent du retard et maintiennent la fermeture.
de travaux de mise en sécurité
copropriétés · Q-Park · commune
réouverture aux propriétaires
réouverture totale
La délibération devait être retirée si une seule copropriété refusait le montage.
Ce n’est pas le cas : la dernière des assemblées générales s’est tenue fin septembre, et toutes ont voté les résolutions. Selon les informations communiquées aux copropriétaires, voici ce qui est prévu pour cet hiver, avec l’accord, obtenu le 6 octobre, de la préfète :
- le parking sera ouvert aux seuls propriétaires d’emplacements, à leurs ascendants et descendants — des usagers qui connaissent les lieux ; la location à des visiteurs occasionnels restera interdite, ce qui revient à lever provisoirement le statut d’établissement recevant du public tant que les travaux ne sont pas achevés ;
- les propriétaires n’auront pas à payer l’accès à la station, comme l’hiver dernier, mais devront communiquer à Q-Park les plaques d’immatriculation de leurs véhicules ;
- la fin des travaux est programmée pour la saison 2027-2028.
Les travaux de la phase 1 du projet de mise en sécurité du parking sont déjà engagés par Q-Park. Une commission de sécurité partielle se tiendra début décembre pour valider ces travaux et confirmer l’avis favorable d’exploitation partielle du Parking des Villards.
Sur le plan fiscal, les propriétaires qui ne pouvaient pas utiliser leur emplacement au 1er janvier 2026 peuvent demander l’exonération de la taxe d’habitation correspondante pour 2026 ; une demande peut également être déposée pour la taxe foncière, depuis l’espace personnel sur impots.gouv.fr.
Après plus d’un an de fermeture, c’est un vrai soulagement. 3A a suivi ce dossier pas à pas et quand cela nous était demandé, mis son expertise à la disposition des présidents de copropropriété. 3A tient à saluer la ténacité des présidents qui l’ont porté (Jacques Étur en avait fait le point lors de notre rencontre avec les présidents de copropriété en août), le sens des responsabilités des assemblées générales, qui ont toutes répondu dans les délais, et l’implication de la mairie. La remise en service partielle libérera des places en surface et soulagera tout Arc 1800. Nous resterons vigilants sur le respect du calendrier des travaux, et sur la transparence de l’évolution des tarifs que finance, au bout du compte, l’ensemble des usagers des parkings.

